Triste 15 août

Source: AP

              Cela restera l’image d’un triste 15 août avec des airs de parodie du Capitole. Il serait d’ailleurs intéressant d’examiner de près ces visages et de s’assurer qu’il s’agit bien d’Afghans. On peut avoir d’autres idées sur la question. 

Il ne s’agit pas de regretter la fin d’une présence militaire qui aura trop duré et n’aura pas su construire, malgré sans doute de nobles intentions dont la mise en oeuvre était hors d’atteinte dans un tel environnement.

Il faut prendre ses responsabilités et mettre en garde ceux qui, par faiblesse et aveuglement, trouvent déjà des charmes à un mouvement qui aurait évolué. Les Khmers rouges en leur temps avaient aussi séduit dans une certaine presse et les beaux quartiers.

Il faut dire aux Etats complaisants – qui se satisfont sans doute d’un recul occidental – que la Realpolitik et le machiavélisme ne peuvent être toujours des lignes de conduite. On ne peut par exemple héberger un tel mouvement et faire dans le même temps du soft power dans le sport une politique étatique privilégiée aux ambitions mondiales. Il faut désigner le parrain principal d’un projet politique d’un autre âge qui sert en réalité d’autres fins. Tout ces Etats devront rendre des comptes.

La débandade de Kaboul est un revers majeur pour Washington et elle fera sans doute de J. Biden, ultime chaînon dans une longue histoire, un Président totalement dévalué pour le reste de son mandat. Il n’y a pas de raison de s’en réjouir. Et c’est en ces circonstances que le statut d’Alliés des Etats-Unis doit avoir un sens. Ce triste 15 août est aussi notre échec vis-à-vis du peuple afghan.

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