L’Héritage du “Merkelisme” / Das Vermächtnis von “Merkelism”

Le Reichstag empaqueté/ Verhüllter Reichstag © Christo/ Photo: Wolfgang Volz

               Il n’aura pas fallu longtemps pour faire l’inventaire du legs Merkel. La soi-disant popularité inégalée de la Chancelière, son bilan réputé incomparable ont volé en éclats au verdict des urnes. Si ces affirmations entretenues et même assénées par la bulle médiatique avaient été vraies, elles auraient résisté au vote des électeurs. Au lieu de cela, la CDU a enregistré des bas historiques ce qui n’a pas empêché son nouveau leader de prétendre à la direction du gouvernement de l’Allemagne. En réalité, les élections générales au Bundestag ont été un révélateur d’une grande maladie de la démocratie. Ses symptômes en sont identifiables dans le Monde nouveau: la fin de la politique recèle des dangers menaçants.  

Frau Merkel est restée longtemps au pouvoir où elle accompli quatre mandats, un record depuis Helmut Kohl. Certains y ont vu là le signe manifeste de son habileté incontestable, sinon de sa grandeur. Mais il faut noter que sur les 16 années passées à la Chancellerie, 12 l’ont été dans le cadre d’une cohabitation avec le SPD. Dès lors, son bilan pouvait-il avoir quelque relief ? Une Grande coalition n’impose-t-elle pas de rechercher en permanence le plus petit commun dénominateur?

Le Bilan d’Angela Merkel est en effet contrasté. Peu de grandes décisions ont été prises; celles qui l’on été n’ont pas nécessairement été les plus heureuses, pour le peuple allemand comme pour ses voisins européens. Mme Merkel a bien servi l’industrie allemande en Europe et bien au-delà. Ses succès en termes de croissance économique et de diminution du chômage sont incontestables et impressionnants. La lutte contre le vieillissement démographique, défi majeur identifié depuis de très nombreuses années, a été plus chaotique si l’on se réfère par exemple à l’accueil incontrôlé d’un million de personnes en 2015. L’investissement public apparaît sinistré au regard de la norme des pays de l’OCDE, le retard numérique est considérable et la transition énergétique en rade.

La question du mix énergétique mérite que l’on s’y arrête. Mme Merkel n’a pas su – ou n’a pas voulu – inverser la décision prise avant elle de fermer les centrales nucléaires et de conserver l’exploitation charbonnière. Sur un sujet devenu essentiel, elle n’est pas apparue comme une femme d’Etat mais une gestionnaire à courte vue ce qui a valu à l’ensemble de son oeuvre le label de « Merkelisme ». L’Allemagne reste aujourd’hui le plus gros pollueur d’Europe. S’il est bon qu’elle se soit résolument engagée dans la production des voitures électriques, ceci ne compensera pas cela.

Le « Merkelisme », fait d’une technique légendaire dans l’approche non conflictuelle des problèmes et de leur résolution équilibrée, recèle bien des effets pervers. La pratique de la cohabitation politique sur une longue période n’a pu que les renforcer. Très peu de doigts d’une seule main suffisent pour compter les grandes réalisations de la Chancelière. Il n’est pas jusqu’à sa position ambiguë entre l’Est et l’Ouest et la nature de son engagement européen qui ne conduisent à s’interroger. Reconnaissons que Frau Merkel a eu raison de ménager la Chine, autant que faire se pouvait, pour le plus grand bénéfice notamment de l’industrie automobile allemande; elle s’est bien battue et avec une grande habileté pour sauver Nord Stream 2. 

A cet égard, il y avait sans doute un prix à payer qui était le maintien sans sourciller – et même souhaité – dans la dépendance sécuritaire à l’égard des Etats-Unis. Le « couple » franco-allemand dans ses conditions est resté totalement silencieux dans la crise du contrat de sous-marins pour l’Australie et l’invocation mécanique en devient de plus en plus surannée, voire ridicule. Disons-le sans ambage, Mme Merkel n’a jamais montré un intérêt profond pour la construction politique de l’Europe. Celle-ci ayant pour condition préalable, un plus grand effort en matière de sécurité commune, il y a des raisons évidentes à cette timidité. La question n’a jamais été clarifiée, au sein de la CDU en particulier depuis le Chancelier Adenauer, mais il faudra bien que les épigones de la Chancelière affichent un jour leur position. Les Britanniques ont eu au moins le courage de leurs opinions à l’égard de l’Europe.

Le « Merkelisme », produit d’une prudence et d’une habileté consommées, est devenue une addiction de nature à affecter l’Allemagne elle-même. « Mutti », mère tutélaire de la Nation est finalement restée la « Mädchen », surnom dont elle avait été affublée par Helmut Kohl, son mentor en politique. En raison d’une pusillanimité fondamentale, de l’absence de claires orientations, de combinaisons partisanes incessantes et pour tout dire d’une vision déficiente , l’opinion allemande est totalement désorientée. Telle est la cause principale des résultats du scrutin du 26 septembre  pour le Bundestag – Mme Merkel avait d’ailleurs mis 6 mois à constituer son gouvernement il y a quatre ans – et non pas le fait que, pour la première fois, un chancelier sortant ne se soumettait pas aux urnes. Dans un autre style, le « En même temps » à la française, est susceptible de produire des résultats comparables. 

Pour la relation franco-allemande, Konrad Adenauer avait permis une réconciliation des braves sur laquelle on ne reviendra jamais; Willy Brandt a eu le courage de mener une politique allemande claire, tout entière vouée à la réunification, qui a servi la sécurité en Europe et son geste au ghetto de Varsovie est inoubliable; Helmut Schmidt fut le partenaire amical et dynamique, le conseiller d’une France qui se modernisait et avait encore confiance en elle-même; Helmut Kohl a incarné l’ami allemand de toujours – ce qu’illustre admirablement la photographie prise à Verdun – même si dans l’euphorie de la réunification il fallut parfois le ramener à la raison pour qu’il reconnaisse en particulier la frontière orientale Oder-Neisse; Gerhard Schröder a été un grand et pragmatique réformateur dont l’exemple devrait encore inspirer. Que restera-t-il de Frau Merkel? Les occasions lui ont-elles manqué? Il serait à ce stade cruel d’énumérer celles qu’elle n’a pas voulu saisir.

Olaf Scholz apparaît comme le vainqueur du scrutin du 26 septembre. C’est sa formation, le SPD, qui a recueilli le plus de voix et de sièges au Parlement (NB: 25,7%, soit +5,2% en voix pour -8,9% pour la CDU et 24,1% au total; +53 sièges contre -50 pour la CDU/CSU). Son image semble positive dans l’opinion alors que celle de son challenger chrétien-démocrate Armin Laschet s’est dégradée, de manière sans doute irréversible, depuis la tragédie des inondations au cours de l’été. Pour autant, ce dernier a exprimé la prétention de former le gouvernement. 

Le jeu pour la constitution d’une coalition demeure ouvert et confus, à la mesure des manœuvres politiciennes et d’une opinion publique désorientée. Il est clair malgré tout que le pays est lassé d’une Grande Coalition SPD/CDU-CSU. Pour le reste, l’on assiste à une jonglerie de bateleurs de foire: il suffit de lancer les boules de couleur en l’air et de voir comment elles retombent; cela donne la possibilité d’une Coalition Traffic Light avec du rouge (SPD), vert et jaune (FDP)  ou bien Jamaica noire (CDU/CSU), verte et jaune ou enfin Red-Red-Green minoritaire en associant au SPD et aux Grünen l’extrême gauche (Die Linke). 

Cela donne le vertige. L’opinion ne se sent-elle pas dépossédée de son vote désormais entre les mains des appareils partisans ? Comment peut-on admettre que les Verts n’aient pas déclaré exclure une coalition avec la CDU largement responsable de ce que l’Allemagne soit restée le pays le plus pollueur d’Europe? Comment Armin Laschet – qui a une vision « souple » de la Chine et de la Russie, ce dont le patronat allemand lui est sans doute reconnaissant – n’écarte-t-il pas d’emblée Annalena Baerbock des Verts qui entend promouvoir fermement les « valeurs » auprès de Moscou et Pékin? Comment le Parti libéral FDP, qui a une claire préférence pour une alliance conservatrice et est résolument hostile à l’augmentation de la pression fiscale, pourrait-il aussi – fort de son statut de « faiseur de rois » – se rallier à un Chancelier SPD qui entend recourir à la dépense publique et donc à l’impôt pour financer des investissements collectifs trop longtemps différés? 

Une politique sans volonté clairement affirmée ni direction forte, n’en est finalement pas une et ne peut mener qu’à des impasses. Et puis, il faudra aussi que l’Allemagne sorte de son provincialisme. Celui qui a été étalé lors de la campagne était même plus que du nombrilisme et relevait d’un véritable autisme. Car le monde n’attend pas. Gerhard Schröder a eu raison de le souligner dans son dernier ouvrage Letzte Chance (Dernière Chance) écrit avec l’historien Gregor Schöllgen, à propos du Nouvel ordre mondial dont nous avons un besoin impérieux.

Dernière Chance, 2021

L’ancien Chancelier, dont les choix, quels qu’ils soient, ont le mérite d’être compréhensibles – on se souvient à cet égard  de son opposition résolue à la guerre en Irak de 2003 aux côtés du Président russe et de J. Chirac -, s’inquiète du vieillissement des structures et des ambiguïtés de toutes sortes, y compris celles de l’Europe. Réformateur à la suite de Helmut Kohl, sans lequel A. Merkel n’aurait  jamais pu développer son action, il en constitue une sorte d’antithèse dans tous les domaines. « Schröder means Schröder » aurait pu dire T. May, comme à propos du Brexit. La formule n’aide pas par son opacité mais chacun sait qui est l’ancien Chancelier et ce qu’il propose encore. Respecte-t-on aujourd’hui encore l’électeur dans des simulacres de démocratie dominée par les méthodes les plus archaïques, celles des marchandages sinon des manipulations des appareils politiques? La démocratie du Monde nouveau devra endiguer cette dérive ou elle ne sera pas.  

 

               Die Inventur des Merkel-Vermächtnisses dauerte nicht lange. Die vermeintliche Popularität der Kanzlerin, ihre unvergleichliche Bilanz, wurde durch das Wahlergebnis zerstört. Wenn diese Behauptungen, die durch die Medienblase untermauert und sogar unterdrückt wurden, wahr gewesen wären, hätten sie sich der Stimmabgabe der Wähler widersetzt. Stattdessen verzeichnete die CDU historische Tiefstände, was ihren neuen Anführer nicht davon abhielt, die Führung der deutschen Regierung zu übernehmen. Die allgemeinen Wahlen zum Bundestag waren in der Tat ein Anzeichen für eine große Demokratiekrankheit. Ihre Symptome sind in der neuen Welt erkennbar: Das Ende der Politik birgt bedrohliche Gefahren. 

Frau Merkel war lange Zeit an der Macht, als sie vier Amtszeiten abgeleistet hat, ein Rekord seit Helmut Kohl. Einige sahen darin ein deutliches Zeichen seiner unbestreitbaren Geschicklichkeit, wenn nicht gar seiner Größe. Es sei jedoch darauf hingewiesen, dass von den 16 Jahren, die in der Kanzlei verbracht wurden, 12 Jahre haben im Rahmen eines Zusammenlebens mit der SPD. stattgefunden. Könnte also seine Bilanz ein Profil haben? Verlangt eine Große Koalition nicht, ständig nach dem kleinsten gemeinsamen Nenner zu suchen?

Angela Merkels Bilanz ist in der Tat uneinheitlich. Es wurden nur wenige wichtige Entscheidungen getroffen; Diejenigen die bedeutend waren, waren nicht unbedingt die richtigsten, sowohl für das deutsche Volk als auch für seine europäischen Nachbarn. Frau Merkel hat der deutschen Industrie in Europa und darüber hinaus gute Dienste geleistet. Seine Erfolge im Hinblick auf das Wirtschaftswachstum und die Bekämpfung der Arbeitslosigkeit sind unbestreitbar und beeindruckend. Der Kampf gegen die demographische Alterung, die seit vielen Jahren eine große Herausforderung darstellt, war chaotischer als beispielsweise die bestrittene Aufnahme von einer Million Menschen im Jahr 2015. Die öffentlichen Investitionen scheinen unter dem Standard der OECD-Länder zu leiden, der digitale Rückstand ist beträchtlich und die Energiewende ist gescheitert.

Die Frage des Energie « mixes » ist ein Thema, das es zu klären gilt. Frau Merkel war nicht fähig – oder wollte es auch nicht – die Entscheidung rückgängig machen können, die zuvor entschlossen war, die Kernkraftwerke stillzulegen und den Kohlebergbau zu erhalten. In einem wichtigen Bereich erschien sie nicht als Staatsfrau, sondern als kurzsichtige Managerin, die ihr ganzes Werk mit dem Label «Merkelism» gekennzeichnet worden ist. Deutschland ist nach wie vor der größte Umweltverschmutzer in Europa. Es ist gut, dass sie sich entschlossen für die Herstellung von Elektroautos eingesetzt hat, aber das wird das nicht wettmachen.

Der «Merkelism», der eine legendäre Technik im konfliktfreien Umgang mit Problemen und deren ausgewogener Lösung darstellt, hat viele negative Auswirkungen. Die Praxis des politischen Zusammenlebens über einen längeren Zeitraum hinweg hat sie nur noch verstärken können. Nur sehr wenige einhändige Finger reichen aus, um die großen Errungenschaften der Kanzlerin zu zählen. Nicht nur seine zweideutige Haltung zwischen Ost und West und die Art seines europäischen Engagements sind fragwürdig. Frau Merkel hat China zu Recht so weit wie möglich zum Vorteil insbesondere der deutschen Automobilindustrie schont; Sie kämpfte gut und sehr geschickt, um Nord Stream 2 zu retten. 

In dieser Hinsicht war zweifellos ein Preis zu zahlen, der darin bestand, die Sicherheitsabhängigkeit von den Vereinigten Staaten ohne Zögern – und sogar gewünscht – aufrechtzuerhalten. Das deutsch-französische «Paar» blieb völlig stumm in der australischen U-Boot-Vertragskrise, und die mechanische Beschwörung des « Ehepaars » wird immer verhaltet oder gar lächerlich. Ohne Umschweife kann man sagen, dass Frau Merkel nie ein echtes Interesse am politischen Aufbau Europas gezeigt hat. Da dies eine Vorbedingung für größere Anstrengungen auf dem Gebiet der gemeinsamen Sicherheit ist, gibt es eindeutige Gründe für diese Zurückhaltung. Die Frage wurde insbesondere in der CDU seit Bundeskanzler Adenauer nie geklärt, aber die Epigonen der Bundeskanzlerin müssen eines Tages ihre Position darlegen. Die Briten hatten zumindest den Mut ihre Meinung zu Europa klar zu machen.

Der «Merkelism», ein Produkt konsumierter Umsicht und Geschicklichkeit, ist zu einer Sucht geworden, die Deutschland selbst betrifft. «Mutti», die schützende Mutter des Landes, war schließlich bloss das «Mädchen», deren Spitzname Helmut Kohl, ihr Mentor in der Politik, genannt hatte. Die deutsche Öffentlichkeit ist aufgrund grundlegender Kleinmütigkeit, fehlender klarer Orientierungen, ständiger parteipolitischer Kombinationen und, um es mit Worten zu sagen, einer schwachen Vision völlig desorientiert. Das ist die Hauptursache für die Wahlergebnisse des Bundestages am 26. SeptemberFrau Merkel hat übrigens vor vier Jahren sechs Monate gebraucht, um ihre Regierung zu bilden – und nicht die Tatsache, dass ein scheidender Bundeskanzler sich zum ersten Mal nicht der Wahl gestellt hat. In einem anderen Stil kann das «Gleichzeitig» nach französischer Art zu vergleichbaren Ergebnissen führen.

Für die deutsch-französische Beziehung hatte Konrad Adenauer eine Versöhnung der Tapferen ermöglicht, auf die man nie zurückkommen wird; Willy Brandt hatte den Mut, eine klare deutsche Wiedervereinigungspolitik zu verfolgen, die der Sicherheit in Europa diente, und seine Geste im Warschauer Ghetto ist unvergesslich; Helmut Schmidt war der freundliche und dynamische Partner, der Berater eines Frankreichs, das sich modernisierte und noch Selbstvertrauen besaß; Helmut Kohl war der gute deutsche Freund – ein bewundernswertes Beispiel dafür ist die Fotografie in Verdun mit F. Mitterrand – obwohl er in der Euphorie der Wiedervereinigung manchmal zur Vernunft gebracht werden musste, indem er insbesondere die östliche Grenze Oder-Neisse anerkannte; Gerhard Schröder war ein großer und pragmatischer Reformer, dessen Beispiel noch inspirieren sollte. Was bleibt von Frau Merkel übrig? Hat Sie die Gelegenheit verpasst? Es wäre heute grausam, diejenigen aufzuzählen, die sie nicht aufgreifen wollte.

Olaf Scholz erscheint als Wahlsieger am 26. September. Die SPD hat die meisten Stimmen und Sitze im Parlament erhalten (NB: 25,7%, das sind +5,2% Stimmen für -8,9% für die CDU und insgesamt 24,1%; +53 Sitze gegenüber -50 für CDU/CSU). Sein Bild scheint in der Öffentlichkeit positiv zu sein, während sich das Bild seines christlich-demokratischen Herausforderers Armin Laschet seit der Flutkatastrophe im Sommer irreversibel verschlechtert hat. Der CDU Kandidat hat jedoch den Anspruch geäußert, die Regierung zu bilden. 

Das Spiel für die Bildung einer Koalition ist nach wie vor offen und verwirrend, je nach politischem Manöver und einer desorientierten öffentlichen Meinung. Es ist jedoch klar, dass das Land mit einer Großen SPD/CDU-CSU-Koalition satt ist. Ansonsten ist es wie eine Jonglerie in einem Volksfest: einfach die farbigen Kugeln in die Luft werfen und sehen, wie sie herunterfallen; Dies eröffnet die Möglichkeit einer Coalition Traffic Light mit Rot (SPD), Grün und Gelb (FDP)  oder Jamaica Schwarz (CDU/CSU), Grün und Gelb oder Rot-Rot-Grün Minderheit, indem die SPD und die Grünen die extreme Linke einbeziehen.

Es wird schwindelig. Fühlt sich die Öffentlichkeit nicht von ihrer Stimme in den Händen der Parteiapparate beraubt? Wie kann man es hinnehmen, dass die Grünen nicht erklärt haben, eine Koalition mit der CDU auszuschließen, die weitgehend dafür verantwortlich ist, dass Deutschland das Land mit der höchsten Umweltverschmutzung in Europa geblieben ist? Wie kann Armin Laschet – der eine «flexible» Vision von China und Russland hat, für die ihm wohl die deutschen Arbeitgeber dankbar sind – Annalena Baerbock nicht von Anfang an von den Grünen ausschließen, die sich in Moskau und Peking nachdrücklich für «Werte» einsetzen will? Wie könnte die Liberale Partei FDP, die eindeutig eine konservative Allianz bevorzugt und eindeutig gegen eine Erhöhung der Steuerbelastung ist mit ihrem Status als «Königsmacher» – sich einem SPD-Kanzler anzuschließen, der öffentliche Ausgaben und damit Steuern zur Finanzierung von zu lange aufgeschobenen gemeinsamen Investitionen einsetzen will?

Eine Politik ohne klaren Willen und starke Führung ist letztlich keine Politik und kann nur in die Sackgasse führen. Außerdem muss Deutschland seinen Provinzialismus verlassen. Der, der während der Kampagne verteilt wurde, war mehr als nur Nabelschau und Autismus. Denn die Welt wartet nicht. Gerhard Schröder hat zu Recht in seinem letzten Buch Letzte Chance mit dem Historiker Gregor Schöllgen über die Neue Weltordnung, die wir dringend brauchen, darauf hingewiesen.

Der ehemalige Kanzler, dessen Entscheidungen, welche auch immer, das Verdienst haben, von Aussen verständlich zu sein – man erinnert sich in diesem Zusammenhang an seine entschiedene Ablehnung des Irakkrieges von 2003 neben dem russischen Präsidenten und J. Chirac -ist besorgt über die Alterung der Strukturen und die Unklarheiten aller Art, einschließlich in Europa. Als Reformer im Anschluss an Helmut Kohl, ohne den A. Merkel seine Aktion nie hätte entfalten können, ist er eine Art Antithese in allen Bereichen. «Schröder means Schröder» hätte T. May sagen können, wie beim Brexit. Die Formel hilft nicht durch ihre Undurchsichtigkeit, aber jeder weiß, wer der ehemalige Kanzler ist und was er noch vorschlägt. Wird der Wähler heute noch in Scheindemokratien respektiert, die von den archaischsten Methoden des Kuhhandels oder gar der Manipulation der politischen Apparaturen beherrscht werden? Die Demokratie in der neuen Welt muß diese Fehlentwicklung eindämmen oder sie wird es nicht sein. 

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