Les Champs élyséens

Les chemins de la liberté 1 © Patrick Pascal

          Les “champs du bonheur”, chantés par Homère dans l’Odyssée et Virgile dans l’Énéide, sont la demeure de ceux qui ont la faveur des dieux et jouissent de la vie éternelle: “on n’y sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes montent de l’Océan pour donner la fraîcheur aux hommes“.

Mais les champs élyséens sont aussi longés par le Léthé, fleuve de l’enfer qui est aussi celui de l’oubli. 

Le Léthé coule aujourd’hui en Ukraine. Celle-ci doit être au coeur de nos préoccupations car notre civilisation en dépend, c’est-à-dire essentiellement notre liberté.

Comment peut-on imaginer que tout problème intérieur ne soit pas conditionné à l’issue de la bataille fondamentale qui s’y livre? le droit d’assurer notre sécurité sans laquelle rien n’est possible, le respect mutuel dans un environnement pacifié, le développement de nos sociétés, les conditions de notre quotidien dans tous ses aspects, en seront tributaires.

Le sens de nos projets collectifs doit être au coeur de nos réflexions à l’heure où l’existence de la nation, sa défense et sa contribution au bien-être d’autres grands ensembles ne peut s’épanouir que dans un cadre européen. L’Élysée est d’ailleurs évoquée dans l’Ode à la joie, dernier mouvement de la Neuvième symphonie de Beethoven, qui est aussi l’hymne officiel de l’Union européenne.

Nous sommes donc à une élection des champs élyséens. Nous devrons choisir notre horizon. Celui-ci ne saurait être réduit à un repli sur nous-mêmes mais offrir de vastes perspectives. Les champs élyséens sont aussi des chemins de la liberté.

 

Les chemins de la liberté 2 © Patrick Pascal

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