Le bonheur et l’efficacité pour la France

Méditerranée, collection particulière © Patrick Pascal

          Les sociétés exclusivement efficaces sont-elles heureuses? Un dicton en Allemagne définissait ainsi le bonheur: “vivre comme Dieu en France”. La France, de son côté, n’a-t-elle pas été trop longtemps la cigale de la fable, inquiète au final de ses audaces, de ses pulsions et devenue fébrile à l’approche d’échéances où inévitablement il faut bien faire les comptes?

Les nouveaux défis du monde, sécuritaire, énergétique, climatique et globalement écologique, nous imposent de déchirantes révisions de nos pensées et modes de vie. Le sentiment d’un déclin, de la perte d’un paradis souvent fantasmé, peut alors nous saisir.

L’écologie s’impose comme une nécessité. Elle n’est plus l’apanage d’un seul mouvement politique et là est sans doute sa première victoire alors que le débat échappe à ses initiateurs. Elle apparaît globale, tandis qu’aucun domaine d’activité de nos sociétés ne lui échappe car il y va de la survie collective.

Mais si elle tranche naturellement avec le productivisme, elle fait entrevoir de nouvelles richesses. Elle n’est pas incompatible avec la production, la santé, le bien-être et l’éducation. Elle en est même la condition et inversement.

C’est ainsi que l’on peut ressentir le discours du Président-candidat à Marseille, le samedi de Pâques. Faire une grande nation écologique, par l’efficacité de tous et le bonheur de chacun réconciliés. C’est un immense et salvateur projet, pour la France et l’Europe.

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