Courtisans à Pétersbourg, Tartares à l’armée

Le désert des Tartares © Patrick Pascal

          “Les Russes, courtisans à Pétersbourg, redeviennent Tartares à l’armée“, avait écrit Germaine de Staël dans “Dix années d’exil”.

Ce sentiment, exprimé au début du XIXème siècle par une personnalité qui incarna La défense de la liberté et l’Europe de la pensée, mérité d’être médité.

Après la légende de l’humiliation, puis celle des “génocidaires et néo-nazis” du camp d’en face, la dernière petite musique que l’on entend ça et là est celle d’un Président russe qui n’aurait pas été bien informé par ses administrations et services. N’est-il donc pas responsable? Il y a fort à à parier en effet que les couloirs du Kremlin, et au-delà, grouillent de personnages serviles envers les puissants et enclins à s’acharner sur les faibles lorsque l’occasion leur en est fournie. 

Mais fallait-il des services de renseignement pour savoir, dès avant la fin de l’Union soviétique, que le nationalisme ukrainien était très fort même s’il était encore contenu? Faut-il des agents de l’ombre pour voir enfin le martyre infligé par la grande nation russe à des populations vulnérables et sans défense comme à Marioupol? 

L’on pourrait multiplier les exemples, mais il faut ici encore citer Germaine de Staël: “la douleur, le plus grand des prophètes“, déclara-t-elle après la disparition de son père, le Financier suisse Necker, ministre de Louis XVI. Oui, Monsieur Poutine, sortez de votre bunker, ouvrez les yeux sur vos actes. Puissiez-vous éprouver de la douleur.

Afin de vous faire profiter de la meilleure expérience utilisateur, notre site Internet utilise des cookies. Cliquez sur "J'accepte" pour poursuivre votre navigation.